C’est notre deuxième anniversaire au parlement que nous avons fêté cette semaine. Pour cette occasion nous avons sortie notre deuxième rapport annuel parlementaire. Voici un résumé de mon discours:
Une question évidente est si beaucoup de choses ont changé dans le monde depuis que le Parti pour les Animaux a fait son entrée au parlement comme premier parti politique dans l’histoire mondial dont les représentants ne défendent pas en premier lieu les intérêts de leur propre espèce.
Bien entendu, beaucoup a changé. En 2006 de grands problèmes projetaient déjà leurs ombres, or, il ne s’agissait pas d’une crise financière, une crise de devises, une crise climatique reconnue mondialement, une crise d’eau douce, une pandémie H5N1 qui menace le monde, une crise d’antibiotiques, une crise alimentaire, bref, une crise de civilisation ressentie par la majorité de la population mondiale.
A l’entrée au parlement, nous avons prévenu qu’il faut s’attendre à ce qu’un changement n’est plus évitable et que le raisonnement, plaçant l’Homme au centre, mènera a des crises qui ne peuvent plus être ignorées, car il est vital de changer de cap.
La commisération et la durabilité ne sont pas compatibles avec le raisonnement a court terme, si caractéristique pour les autres partis politiques, dans lequel l’Homme occidental et son argent jouent un rôle central.
Nous devons constater qu’aucune de ces crises mentionnées auraient pu arriver spontanément dans le monde des animaux. L’Homme ne pourrait pas survivre sans les animaux, les animaux pourraient très bien survivre sans l’Homme. Encore mieux même sans, qu’avec l’Homme. Ce qui distingue l’homme des animaux, une intelligence plus élevée et les capacités d’avoir des considérations morales et éthiques, l’Homme le semble utiliser a son désavantage, tellement même que la continuation de la vie sur terre est mis en jeu, et ceci même dans un avenir proche.
Tout cela justifie la place du Parti pour les Animaux au parlement et mènera à une situation qui ne permettra plus que le Parti pour les Animaux soit écarté avec des moqueries comme un phénomène de luxe et de décadence de gens sensibles qui aimeraient tricoter un pull pour chaque pigeon. Nous avons la tache importante d’introduire le facteur ‘doux’ dans le travail parlementaire. Ne pas mettre au centre le droit du plus fort, mais attirer l’attention aux intérêts des plus faibles.
Aujourd’hui nous présentons le deuxième rapport parlementaire annuel du Parti pour les Animaux au Parlement et au Senat sur l’année parlementaire 2007-2008. Le résultat est un rapport de plus de 900 pages. Jamais auparavant il y a eu des partis politiques qui rendaient des comptes de façon aussi détaillée de leur travail qu’ils effectuent au parlement.
Nous courrons à notre perte dans la chasse aux intérêts à court terme, volatiles et nuisibles pour les générations futures. Selon le WWF, nous consommons 30% plus que nous devrions et dans les pays occidentaux riches nous consommons même trois fois plus que la quantité a laquelle nous aurions droit par rapport a la surface de nos pays. Un mammifère sur 4 est menace d’extinction, uniquement à cause de la concurrence avec l’Homme.
Dans un environnement politique tourmenté par tant de malheurs, il est évident que le Parti pour les Animaux n’est pas seulement apprécié pour ses efforts. Le messager de mauvaises nouvelles n’est rarement populaire.
L’Homme n’a pas par nature vraiment tendance à changer et pour cette raison chaque personne plaidant pour un véritable changement de cap, doit s’attendre a des rires moqueurs.
Notre Ministre de l’Agriculture se contorsionne depuis la présentation de notre film Meat the Truth afin de pouvoir nous accuser de mensonges. Et ceci tandis que des instituts renommées ont effectivement indiqué que nous devrions consommer moins de protéines animales.
Nous sommes le moteur pour beaucoup de politiciens et nous sommes le ‘floodlight’ pour beaucoup de portes paroles d’autres partis politiques qui obtiennent plus d’espace dans leurs partis pour défendre les intérêts des animaux, uniquement en raison de notre présence et la menace électorale que nous pourrions causer !

Esther Ouwehand, Marianne Thieme en Niko Koffeman (foto Thomas Schlijper)
A la semaine prochaine !












