Dimanche 4 octobre c’était la journée internationale des animaux, un jour pendant lequel beaucoup d’animaux domestiques reçoivent plus d’attention de leurs patrons. Le lundi d’après était consacré aux animaux oubliés, une campagne de l’association pour la protection des animaux ‘Dierenbescherming’, afin de s’attarder sur le fait qu’il y a plein d’animaux qui ne reçoivent pas d’attention et qui vivent des circonstances lamentables dans l’élevage intensif. Le mardi était placé sous le signe des animaux dans la loi.
La semaine passée il y avait sur l’agenda de la Seconde Chambre le débat sur la Loi Animaux, une loi qui devrait garantir le bien-être des animaux. Mais la ministre Verburg de l’Agriculture centralise dans sa nouvelle loi la production et la vente de produits d’origine animale. Les intérêts économiques sont clés dans la nouvelle loi, pas les intérêts des animaux.
La ministre Verburg veut livrer d’avantage les animaux au marché. Et dans ce cas les animaux oubliés peuvent effectivement oublier leur bien-être…
Je ne vois pas de propositions concrètes dans ce projet de loi pour améliorer le bien-être des animaux et pour cette raison je trouve que ce projet de loi ne fait pas de poids et est en contradiction avec l’esprit du temps qui demande justement plus d’attention pour le bien-être des animaux.
Ce qui est nécessaire, c’est une loi de bien-être pour les animaux à part entière qui part du principe des intérêts des animaux. Des animaux domestiques, qui ont souvent une vie misérable chez les éleveurs et les commerçants, avant d’être peut-être abandonnés dans une forêt car les propriétaires veulent partir en vacances vite et sans s’embêter. Des poissons, qui sont ouverts vivants, qui meurent sur les bateaux en s’étouffant ou qui brûlent vivants dans les bains de sel. Les animaux des cirques qui mènent leurs vies en solitude dans les cages trop petites et qui sont traînés partout pour montrer leurs tours. Pour chaque animal de compagnie, il y a environ 30 animaux qui vivent cachés dans l’élevage intensif aux Pays-Bas. Sans parler des animaux utilisés pour les tests dans les laboratoires. Des cochons, des poules, des vaches, des lapins, des chèvres dans l’élevage industriel, grossis et dans les cages, maltraités et rendus malades pour la promotion du prix au kilo. Et les animaux à fourrure, qui ont une vie misérable pour fournir des produits de luxe inutiles.
Ces animaux ne gagnent rien du tout avec le projet de loi que la ministre a proposé à la Seconde Chambre. Ce projet met en avant la production de produits d’origine animale, pas leur bien-être. Dans ma contribution au débat d’une heure je lui ai fait savoir et j’ai soumis des motions avec des propositions pour améliorer le bien-être des animaux.
Heureusement il y avait aussi des nouvelles positives. Le film Meat the Truth de notre départment scientifique, la Nicolaas G. Pierson Foundation, a été nominé par le festival de film italien Cinemambiente. Je suis allée à Turin pour ce festival et j’y ai aussi fait un discours. Je vous en raconterai plus la semaine prochaine.

C’est aussi une bonne nouvelle que dans les sondages, qui mesurent le comportement électoral au cas où il y aurait des élections en ce moment, nous avons à chaque fois 3 sièges dans la Seconde Chambre. Et ceci en dehors de période de campagne électorale. Nous avons actuellement 2 sièges. De plus en plus de gens se sentent attirés par notre vision et cela nous donne beaucoup d’énergie pour faire encore plus d’efforts pour les animaux, la nature et l’environnement !
A la semaine prochaine !












