De plus en plus de gens, dont même Al Gore, voient la nécessité de réduire la consommation de viande. C’était le sujet manquant dans le film An Inconvenient Truth et la raison pour laquelle la Fondation Nicolaas Pierson (le bureau scientifique pour le Parti pour les Animaux) a décidé de faire un film complémentaire : Meat the Truth.
Al Gore a prouvé à maintes reprises ne pas vouloir répondre aux questions concernant la consommation de viande, et Mad Cowboy Howard Lyman a supposé que ce refus serait lié aux grands intérêts que Al Gore détient dans l’élevage intensif de bétail. Mais voilà que la décision est prise, Al Gore conseille maintenant à tout le monde de manger moins de viande. Il a lui-même réduit sa consommation personnelle, il s’est mis à manger plus de fruits et de légumes et il a jugé l’appel du britannique Nicholas Stern, le tzar du climat, disant d’opter pour le végétarisme, une chose ‘légitime’.
En mangeant moins de viande, dit Gore, on peut obtenir une réduction du CO2, une économie sur l’eau et des avantages pour la santé. Je suis ravie de voir qu’il a rejoint les défenseurs d’une société plus végétale et je ne tarderai pas non plus à voir le gouvernement néerlandais changer d’avis après sa phase initiale de négation.

Cette semaine est sorti un livre intéressant, « Manger des animaux », écrit par Jonathan Safran Foer. Jonathan Safran Foer a pendant longtemps été tantôt végétarien, tantôt carnivore. Lorsqu’il est devenu mari et père, il s’est posé la question : pourquoi mange-t-on des animaux ? Et, en mangerions nous si l’on savait comment ils arrivent dans notre assiette?
Dans une formidable synthèse philosophique, littéraire et scientifique, appliquant un journalisme d’investigation, Foer recherche dans son livre Manger des Animaux les diverses histoires que nous nous racontons pour justifier notre régime alimentaire – qui s’étendent du folklore à la culture populaire, et des traditions familiales au mythe occidental – et il démontre comment ces histoires maintiennent notre ignorance.
'Manger des animaux' témoigne d’un grand enthousiasme et d’une grande générosité envers les hommes et les animaux. C’est un livre provocateur et piquant sur des histoires que l’on nous raconte – mais aussi sur les histoires que l’on devrait nous raconter.
Pour ceux que cela intéresserait : le livre est en vente en Anglais et en Néerlandais.
Cette semaine nous avons organisé une conférence de Dos Winkel, destinée aux membres du Parti pour les Animaux. Dos Winkel est un ambassadeur de la mer, et ses photos savent attirer l’attention sur la situation dramatique dans laquelle les mers et les océans se trouvent aujourd’hui. En tant que photographe sous-marin il a vu disparaître comme neige au soleil des forêts de Mangrove et des récifs coralliens, qui sont les habitacles pour des centaines d’espèces de poisson, et il constate que les mers se vident de plus en plus à cause de la surpêche.
Nos membres se sont bien intéressés pour la conférence. Je remercie Dos pour l’attention qu’il demande pour la situation inquiétante des mers et des océans sur le plan mondial. Comme je vous l’avais déjà dit dans le Worldlog 43, notre bureau scientifique est en train de faire un film sur la surpêche dans les océans afin d’y attirer l’attention !

À la semaine prochaine












