J’ai passé une semaine fantastique; je me suis mariée!! Nous avons eu une journée formidable. C’est avec grand plaisir que je vous présente mon mari Jaap Korteweg, qui est agriculteur biologique et défenseur d’animaux.

P.S. Au fait, c’est Thomas Schlijper qui a fait cette photo, donc c’est à lui que reviennent les droits d’auteur...
Cette semaine fut évidemment marquée par les élections américaines. Même si personnellement, j’étais plus attirée par les idées de Ralph Nader, le candidat indépendant des Verts qui avait obtenu 500.000 voix, je suis ravie que le gagnant soit Obama.
Bien sûr, je ne compte pas sur des changements spectaculaires, mais je suis soulagée que le monde n’ait pas à porter les deux fardeaux Palin et McCain.
Le magazine néerlandais Nieuwe Revu m’avait demandé d’écrire un petit mot « Dear Mr. President » (« Cher Monsieur le Président ») :
Monsieur le Président,
Quel courage de reprendre le commandement d’un navire à la dérive !
Alan Greenspan l’avait dit lui-même : « Nous, les humains, nous ne sommes pas assez intelligents tout simplement. Vous ne pouvez pas attendre de nous, en tant que surveillants, d’être infaillibles.» Et : « j’ai constaté une erreur dans mes propres pensées, à savoir que la libération du marché économique serait plus apte à s’autogérer que si cela devait être fait par la tutelle administrative .»
Votre équipage ne s’occupe pour l’instant qu’à déplacer les transats dans un autre ordre. Mais prendre un autre cap, cela n’est en fait pas vraiment non plus votre cible. Vous êtes pour la peine de mort, contre le mariage des homosexuels, et vous défendez le port d’armes pour les civils.
Vous héritez des crises de crédit, de monnaie, de climat, d’eau douce, de matières premières, de nourriture et de maladies d’animaux, se sont les crises les plus graves de tous les temps.
Veuillez, en traçant votre politque, regarder un peu aussi les oppositions dites d’intérêt. Celles entre les hommes et les animaux, celles entre les riches et les pauvres.
Sur une petite planète comme la nôtre nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir des oppositions d’intérêt. Nous sommes tous dans le même sac. C’est marche ou crève.
A la longue nous aurons tous un but commun à atteindre : survivre.
Dans ce sens-là nous pouvons apprendre beaucoup de choses des animaux. Jamais une seule des crises citées ci-dessus viendra d’eux. Ce qui nous discerne des animaux (nous avons une intelligence plus développée et nous savons faire des évaluations morales), nous ne l’employons apparemment pas pour notre bien, mais pour le mal.
Les choses les plus précieuses que nous avons, c’est à dire l’eau propre, l’air propre et la biodiversité, nous les avons transformées en valeur marchande.
Et tout ce que nous estimions être d’une grande valeur ces décennies passées, a rapidement périclité. On doit virer de bord, ne serait-ce que parce qu’il est inadmissible de savoir que presque la moitié de la récolte mondiale du blé se fait engloûtir par l’élevage pendant que des enfants ont faim.
De plus, si tous les Américains mangeaient seulement quatre fois par semaine de la viande, cela ferait baisser autant l’émission de CO2 que si on supprimait 50% de tout le parc automobile aux États Unis.
Yes, you can (Oui, vous pouvez ) !
Sinon, le jour des élections il y eut une victoire formidable pour tous les protecteurs des animaux en Californie. Les électeurs pouvaient s’exprimer en même temps sur une loi contre les situations inadmissibles que l’on trouve dans l’élevage industriel ; et après le comptage de 95 % des voix, 63% des électeurs s’avèrent être pour des mesures contre l’élevage industriel. Cela créera plus d’espace vital pour les animaux ! Ce fut une victoire formidable et j’ai aussitôt félicité le président de Humane Society, Wayne Pacelle (que j’avais rencrontré lors des tournages et pendant la représentation de Meat the Truth). Une bonne action de Humane Society, et un bon exemple pour tous les autres mouvements protecteurs d’animaux !
À la semaine prochaine !












